J'ai fait un rêve.
Quelque chose était tombé. J'étais peut-être tombé de ce quelque chose. Nous étions dans un vaste pré, avec des barbelés au loin. Un grand-père et une grand-mère nous attendait là-bas, dans une maison. Il me disait fais attention aux lions ! Et derrière les barbelés, après m'être approchée, je distinguais un énorme lion, de deux mètres de haut, assis, plus grand que moi, collé aux barbelés, qui m'observait. Je frissonnais, j'avais peur. Il me fixait de ses yeux jaunes, il ne bougeait pas, j'avais peur qu'il franchisse la barrière. Elle semblait bien mince, presque ridicule à côté de lui. Au loin je voyais d'autres lions, aussi grands, il y en avait peut-être deux ou trois. Il y avait des lionnes aussi. Et caché derrière des feuilles, un tigre ou une panthère, je ne m'en rappelle plus. J'avais peur, très peur. Ces grands espaces me paraissaient exigus, je n'avais qu'une envie, aller dans cette maison, et m'y terrer. Caché derrière ces feuilles la panthère ou le tigre me regardait. Je le savais car je le sentais. Je voyais sa peau, qui était noire ou tigrée, mêlée aux feuilles vertes. Elle était tendue, et si large. Je demandais au grand-père il n'y a vraiment aucun danger ? et il me disait non, si tu ne t'en approches pas. moi je les connais, ils sont gentils avec moi. Gentils. Ce mot ne correspondait absolument pas à ce que je voyais. L'énorme lion assis ressemblait à une statue de cire. Ses yeux me fixaient encore. Encore. La maison était à côté des lions, les barbelés devaient en être éloignés d'à peu près cinq mètres. J'y suis enfin arrivée, il y avait ma famille dedans, avec la grand-mère. Nous avons dîné, le soir est tombé. J'avais très peur mais je faisais mine d'être à l'aise. J'avais l'impression d'entendre les rugissements des lions, d'entendre les crissements de leurs griffes. Il me semble qu'il y a eu une dispute. D'un coup, je me suis retrouvée dehors, seule, terrorisée. C'était une nuit d'encre, je n'y voyais rien à deux pas. Les lumières de la maison éclairaient légérement la pénombre, me rendant encore plus apeurée. Je sentais les lions qui s'approchaient de moi. Mais non, ce n'était pas possible, j'étais encore sur le seuil de la maison, et il y avait la vague protection des barbelés. Pourtant la chair de poule me venait, je les sentais arriver.
Quelque chose était tombé. J'étais peut-être tombé de ce quelque chose. Nous étions dans un vaste pré, avec des barbelés au loin. Un grand-père et une grand-mère nous attendait là-bas, dans une maison. Il me disait fais attention aux lions ! Et derrière les barbelés, après m'être approchée, je distinguais un énorme lion, de deux mètres de haut, assis, plus grand que moi, collé aux barbelés, qui m'observait. Je frissonnais, j'avais peur. Il me fixait de ses yeux jaunes, il ne bougeait pas, j'avais peur qu'il franchisse la barrière. Elle semblait bien mince, presque ridicule à côté de lui. Au loin je voyais d'autres lions, aussi grands, il y en avait peut-être deux ou trois. Il y avait des lionnes aussi. Et caché derrière des feuilles, un tigre ou une panthère, je ne m'en rappelle plus. J'avais peur, très peur. Ces grands espaces me paraissaient exigus, je n'avais qu'une envie, aller dans cette maison, et m'y terrer. Caché derrière ces feuilles la panthère ou le tigre me regardait. Je le savais car je le sentais. Je voyais sa peau, qui était noire ou tigrée, mêlée aux feuilles vertes. Elle était tendue, et si large. Je demandais au grand-père il n'y a vraiment aucun danger ? et il me disait non, si tu ne t'en approches pas. moi je les connais, ils sont gentils avec moi. Gentils. Ce mot ne correspondait absolument pas à ce que je voyais. L'énorme lion assis ressemblait à une statue de cire. Ses yeux me fixaient encore. Encore. La maison était à côté des lions, les barbelés devaient en être éloignés d'à peu près cinq mètres. J'y suis enfin arrivée, il y avait ma famille dedans, avec la grand-mère. Nous avons dîné, le soir est tombé. J'avais très peur mais je faisais mine d'être à l'aise. J'avais l'impression d'entendre les rugissements des lions, d'entendre les crissements de leurs griffes. Il me semble qu'il y a eu une dispute. D'un coup, je me suis retrouvée dehors, seule, terrorisée. C'était une nuit d'encre, je n'y voyais rien à deux pas. Les lumières de la maison éclairaient légérement la pénombre, me rendant encore plus apeurée. Je sentais les lions qui s'approchaient de moi. Mais non, ce n'était pas possible, j'étais encore sur le seuil de la maison, et il y avait la vague protection des barbelés. Pourtant la chair de poule me venait, je les sentais arriver.
Et puis je me suis réveillée.


