J'ai l'impression que tout part en couilles en ce moment.Pour vous.
Pour moi ?
Moi c'est dans la tête. Et dans le corps.
Je grandis mentalement. Et j'ai peine à dire adieu à la petite fille que j'étais. J'ai envie de me cacher, de ne voir que les belles et bonnes choses.
Vivons cachés pour vivre heureux...Mais tu as raison Jû, il faut que je sorte de mon trou. Grandis.
Grandis. J'ai pas envie. Mais je le dois.
Le corps ? Je suis muette depuis deux jours. Je souffle. Mes oreilles sifflent, bourdonnent. Je suis enrhumée. Beaucoup. Et mon mal de tête s'intensifie le soir. Ca m'isole. Je me console. J'ai l'impression d'être dans une bulle depuis deux petits jours. J'ai peine à la quitter, si vite.
Vous. Vous c'est le coeur qui est atteint, et les idées suivent. J'aimerais vous dire - mais je ne puis, et je ne serai pas toujours là - que ça change, que je suis là, que je vous aime. Mais cela ne changerait pas la donne. Vous le savez. Que je suis là. Que je vous aime. Mais l'amour d'un autre, l'
Amour de l'
Autre.
C'est dur à atteindre. On la voudrait cette alchimie du corps, de l'âme, de l'esprit. On aime se dire à deux. On se veut à deux.
1 + 1 = 2. On croit le trouver. Mais finalement cela ne semble pas être le bon. Bizarre, Différent. Il s'éloigne, il ne veut pas. Il te fait souffrir, tu y penses sans arrêt. Tu en parles, tu en ris, tu le provoques, tu le critiques. Tu l'insultes, tu le vois, tu te précipites vers lui.
Amoureuse ? Tu le refuses, tu ne veux pas. Ce n'est pas possible, ce n'est pas le bon. Ca ne fait aucun bien,
et l'amour c'est le bien. N'est-ce pas ?
Mais il faut bien
survivre. Car on vaut mieux que ça. Si tu ne te crois pas, crois moi. La personne à aimer en priorité avant
l'Autre c'est
T O I.
Alors il n'y a pas de recette miracle. Tu vas devoir te battre. Y penser souvent, déprimer beaucoup, rabâcher oh oui. Il se mêlera à tes pensées, tu le refuseras mais il reviendra.
Le pire je crois, c'est quand il est proche.
J'ai de la chance.J'aimerais te dire :
Courage, Courage, Courage, Courage, Courage.
J'aimerais te le dire, je te le dis tout bas, en soufflant, doucement.
Tu es chiante avec ça. Ou pas. Tu es parano avec ça. Ou pas. Mais tu m'en parles. Je tente de t'aider, mais je ne serai pas tout le temps là.
Crois en toi.
Aime toi.
Sois avec toi.
Motive toi.
Fais du sport.
Souris.
Ne cherche pas à être avec n'importe qui.
Car ô oui, même si tout semble nous tomber sur la tête maintenant, même si vous avez beaucoup vécus, beaucoup souffert avant, tout n'est pas encore arrivé. Et il reste de la marge.
Bientôt 19 ans. Toutes nos dents. Il reste tant à vivre !
Turn up to the future ...