Notre
Didine Nationale a d'ors et déjà fait un article,
graou, moi qui voulait innover c'est raté. Il ne me restait plus qu'à
mimiter, en ignorant ses sarcasmes futurs. Je tiens d'abord à remercier mes bonnes idées toujours présentes et bien sûr ma
Dada D'Amour qui a eu cette initiative.
Listen to me now.
Vendredi, ricanante et grimaçante, heureuse, pustuleuse, à l'image d'
everyday, je me lance à la conquête de mon ancien lycée, étranglant de bonheur notre
Didine Nationale. Du haut de nos -déjà !- dix-neuf printemps,
Dada,
Amy,
Telle chahutions joyeusement sous les regards éberlués de
Petite Blondasse (
hihi !) &
Didine Nationale qui n'en reviennent pas du suprême honneur qui leur a été fait.
Après quelques photos, des autographes, le passage d'un bus, un appel surprenant, nous nous faisons inviter tout aussi agréablement par
Didine Nationale (future
abrév :
DN, parce que ça devient
chiant à répéter). Je tiens à préciser que c'est moi qui ai lancé l'invitation harpon, allant jusqu'à harceler la maman de
DN (euuuh... Blague ! Ah ah que je suis
fun !). Nous squattons joliment sa chambre, nous finissons ses gâteaux, elle me force à lui emprunter des tas de livres et ne voulant pas avoir sa mort sur ma conscience, j'accepte.
Se lançant des asticots fort indisciplinés ma foi, nous rejoignons le métro A et dissertons sur son agréable chance d'avoir à sa disposition le A, B, C3, et même le D mais il faut aller un peu plus loin. Quelle joie !
Amy disparaît derrière une porte, après un rire sauvage
Da s'engouffre dans le métro. Courbée sous le poids de mon immense sac (rempli des livres de
DN, rappelons-le) je reviens sur mes pas, accompagnée toujours de l'élue en titre,
DN , qui sautille de bonheur de me montrer son infect quartier. Mon sac se rompt, plein de malheur, déprime, rage de ne pas parvenir à se faire comprendre. Je l'accompagne dans sa chute, je pleure, je crie, je tape sur le sol et mon poing pénètre en profondeur dans de la... Euh... (Blague !! Non mais trop marrant,
faut que j'arrête !).
DN a participé avec extase et volupté à la mort de mon sac - par sa faute, il est juste de le rappeler - mais elle ne semble guère le comprendre et, sautillant toujours, détourne ce sujet sérieux en me contant avec délices son pouvoir de faire pleuvoir.
[Plus tard, beaucoup plus tard, dans un futur pas si éloigné pourtant, ayant narré cette fable à notre DDA (Dada D'Amour), celle-ci calculera que la prochaine pluie déclenchée par DN se déroulera à ses 18 jetons. Je n'ai toujours pas compris comment elle est parvenue à ce résultat, mais elle semblait si contente... Laissons-la donc en paix Frères.]
Afin de rentrer à mon tour chez moi,
DN me montre le passage tout puissant pour éviter les indiens. Le secret est de suivre, toujours, jusqu'au bout, sans jamais lâcher, le sanglier...
DN rentre à son tour chez elle, tapant tout en sautillant - encore ! - son code antipirate qu'elle n'a point voulu me confier (Ah ! Infidèle jeunesse !). Ce qu'elle ne sait pas encore... C'est qu'un plan machiavélique est en train de s'ourler dans son dos...
Revenons en arrière. Nous avions laissé
Petite Blondasse (meuh non on ne t'a pas oublié !
Guili, guili !) à la porte de son immeuble. Revenons encore en arrière. Situons les événements.
PB (je vous laisse deviner qui c'est),
DDA et
moi-même sommes en avant,
Amy et
DN derrière. Sur un ton de conspiration
PB demande à
DDA des nouvelles de son plan. Ne comprenant je demande à revenir en arrière. Nous reculons, elles me parlent, j'affirme, je ris, je suis, je veux en être.
PB jubile de joie, elle espère pouvoir observer le tout le jour J. DDA accueille avec bonheur ma participation - un afflux neuf de bonnes idées, ça manquait - et me révéle la vraie, bonne, juste date. Cette traîtresse m'avait mis dans la tête un bon chiffre mais un faux numéro. Je pardonne tout de même (avec hauteur et circonspection, mais tout de même) et j'avance le gâteau et le ballon.
DDA rit de bonheur en montrant ses dents pointues (
Vampiiire !) puis referme son clapet et met au point les détails. Bonheur, Bonheur ! Nous ricanons en si bémol mineur, sans que
DN toujours derrière ne s'en rende compte.
Deux jours après, un week-end, je fais part de mon atroce découverte à
DDA. Où
DN peut-elle être ce fameux jour J ? Que peut-elle faire comme sport ??
DDA contacte sa très nombreuse bande d'amis et - c'était malheureusement une fausse piste, maudissons en concert celui qui nous l'a proposé -_-" - m'annonce un gymnase à côté d'un collège. Je vole mon ballon, elle vole son gâteau, je plante ma bougie, nous ricanons et les yeux des étudiants de Lyon 3 leur sortent des orbites devant notre apparente - et seulement apparente ! - débileté.
Il pleut. Notre mission devient de protéger le ballon. Et réchauffer le gâteau (peine perdue). Nous arrivons enfin tant bien que mal devant le gymnase. Qui est vide. Hurlements de douleur de la part de
DDA qui se jette par terre dans la boue, entame un combat de sumo contre un adversaire invisible, crie à gorge déployée vers le ciel (un pigeon chie) et tremble de tous ses membres (surtout
du pull). Rassurante, je tends la main, évite les coups, baisse la tête contre son coup de boule (
Zidane il a marquéééé... !) et appuie sur le bouton off. De ma voix douce et sculpturale, je lui fais part de ma br
aillante idée. Aller - mais carrément quoi - chez
DN...
DDA en glapit. Elle enfourne son portable, ramasse son parapluie, nettoie son pantalon et franchit la foule de badauds stupéfaits amassés par on ne sait quel hasard par ici. Je me rappelle encore du chemin - ô
brillant cerveau... Merci. - et retrousse le sanglier et file les indiens. Qui heureusement pour moi, perdue dans ce territoire sauvage et dévasté, ne semblent guère aimer la pluie. Arrivées devant le portail de son immeuble, nous nous infiltrons puissamment par la grâce d'un monsieur fort aimable. Nous nous ébouriffons, noyons sous cette eau le courrier et je cherche à arracher à
DDA le gâteau pour replanter la bougie, arguant du fait que
DN peut se pointer à tout moment. Et voilà que... Elle montre son museau justement. Ahurissements dans les rangs. On se précipite, on se fait belles, on arrange le gâteau (on enlève les poils, la bouillasse,
DDA le lèche un petit coup pour le rendre plus brillant...) et j'allume la bougie. Pendant ce temps
DN se marre comme une baleine.
Je ne vous fais point part de la suite, on vous l'aura conté, vous l'aurez deviné. Fou-rires, cris, grands gestes et rires, encore. Pour tout vous dire, elle aura soufflé sa bougie. J'ai hésité à l'allumer dix-huit fois puis, y ai renoncé.
Des lumières pour ton anniversaire Didine,
JOYEUX ANNIVERSAIRE !
Da & Telle