Le cours de la pensée - suite

Le cours de la pensée - suite
Nous suivons tous le même schéma. Pas étonnant que Hell ait tant envie de se foutre par la fenêtre; bousiller sa vie lui paraît même plus facile.
Moi, j'ai envie de foutre des baffes à l'humanité, et à moi en premier. Je me demande comment j'ai pu être une telle chieuse, dans ces temps insipides, et pourquoi je continue à l'être. C'est bien beau de dire que tout est une question d'apparence, encore faut-il en sortir.

Oui. Chaque été il me faudrait une pause, un stand-by dans ma vie si "agitée" par celle des autres. Ecouter de la musique, lire, écrire, reposer sur le lit, ranger la chambre, établir des listes, regarder de nouveaux films. Ecrire encore, jouer du piano, réapprendre la guitare, ...

La vie est un drôle de moulin, on en voudrait plusieurs à faire tourner sur des rythmes continus. Mes belles promesses s'envolent comme l'air que j'expire, et se renouvellent d'autant plus rapidement. Pourtant, après une lecture, un film, j'arrive à sourire et à souffler plus fort en y croyant encore.

L'avenir est incertain; et c'est très bien.
# Posté le mercredi 24 juin 2009 15:26

Récit d'une conne bancale

# Posté le jeudi 14 mai 2009 15:01

C'est la ronde des petits pois...

C'est la ronde des petits pois...
... qui s'en vient et qui s'en va...

Vous savez quoi ?! Ca fait bien longtemps que je n'ai pas posté ici. Et pourtant, tant de choses, depuis l'avènement de Didine I se sont passées... Peu s'en faut de nommer la Belgique (la Belle), l'Avignon si loin, les vacances pas si lointaines celles-là, les futurs changements, et... mes examens, tiens.

Ma mineure s'est déroulée dans les sourires et le soleil, le bonheur et la joie de retrouver les petits camarades (56 à passer les partiels, mais moins de 6 à assister aux CM !) dans les rangs. Je dois bien avouer que cette mineure-ci était fortement sympathique, agréable.
Je ne doute pas de mon succès. Peut-être doucereux, faiblard, geignard, mais succès tout de même.

Mais voici que m'attend la ribambelle des "grosses" matières. Gram", Lat", & Litté, s'il faut les appeler par leurs petits noms. Que de la joie, que de la joie. Sans oublier l'Expression et la Doc (pas de jaloux !).

Me voici donc trimant, suante & pleine d'allégresse (toujours !). Aujourd'hui j'ai passé une heure tout rond sur deux malheureuses fiches de grammaire... ça commence bien.
Mais j'ai foi en moi. C'pas bien docteur ? Tant pis. Tant mieux. Ainsi donc va la vie.

Je suis bienheureuse mes enfants, et c'est tant mieux. Je crois que l'été 2009 se passera à Lyon, et tant mieux. Je compte lire, travailler, et réviser ma grammaire (ah ah !).
Il me faut faire mes adieux, aussi.... si Isa va sur le pont....

C'est la vie (phrase magique à répéter quand tout va mal ... ou quand tout baigne, quand tu veux quoi). Oui c'est la vie et nous grandissons, nous agrandissons, poussons, changeons, rencontrons, évoluons, partons, revenons, un pas en avant et trois pas en arrière... Ou le contraire.
En bien, en mal... c'est la vie :D.

* pas taper *
# Posté le mardi 12 mai 2009 11:40

On doit incarner.Et si on ne sait pas ?Et si on ne veut pas ?La destinée peut être tranchante parfois...

On doit incarner.Et si on ne sait pas ?Et si on ne veut pas ?La destinée peut être tranchante parfois...
Quel meilleur système pour l'homme ? Quelle peut être sa meilleure vie ? Comment peut-il coexister ? La vie parfaite est-elle possible ? L'utopie réelle ? Pourquoi sommes-nous pires que des loups ? Pourquoi vaincre est-il si satisfaisant ? Pourquoi sommes-nous si différents ? Tant de questions, tant de réponses, tant de solutions. Mais jamais de résolutions.
Un p'tit pas pour l'homme, un grand pour l'humanité.
Je demande à voir.



KALIAYEV, égaré.
Je ne pouvais pas prévoir... Des enfants, des enfants surtout. As-tu regardé des enfants ? Ce regard grave qu'ils ont parfois... Je n'ai jamais pu soutenir ce regard... Une seconde auparavant, pourtant, dans l'ombre, au coin de la petite place, j'étais heureux. Quand les lanternes de la calèche ont commencé à briller au loin, mon coeur s'est mis à battre de joie, je te le jure. Il battait de plus en plus fort à mesure que le roulement de la calèche grandissait. Il faisait tant de bruit en moi. J'avais envie de bondir. Je crois que je riais. Et je disais "oui, oui"... Tu comprends ?

Il quitte Stepan du regard et reprend son attitude affaissée.

J'ai couru vers elle. C'est à ce moment que je les ai vus. Ils ne riaient pas, eux. Ils se tenaient tout droits et regardaient dans le vide. Comme ils avaient l'air triste ! Perdus dans leurs habits de parade, les mains sur les cuisses, le buste raide de chaque côté de la portière ! Je n'ai pas vu la grande-duchesse. Je n'ai vu qu'eux. S'ils m'avaient regardé, je crois que j'aurais lancé la bombe. Pour éteindre au moins ce regard triste. Mais ils regardaient toujours devant eux.

Les Justes, Albert Camus.
# Posté le dimanche 05 avril 2009 12:45
Modifié le lundi 06 avril 2009 05:28

Au bonheur des cabrioles discrètes et éphémères, Faustine gargouilla un "Hourra" imprécis, jovial. Le koala lui mastiqua la nuque puis ouvrit une porte qui renfermait des salsifis terriblement ubuesques. "Vilain wapiti !" xylophona Yaya zozotante.

Au bonheur des cabrioles discrètes et éphémères, Faustine gargouilla un "Hourra" imprécis, jovial. Le koala lui mastiqua la nuque puis ouvrit une porte qui renfermait des salsifis terriblement ubuesques. "Vilain wapiti !" xylophona Yaya zozotante.

Notre Didine Nationale a d'ors et déjà fait un article, graou, moi qui voulait innover c'est raté. Il ne me restait plus qu'à mimiter, en ignorant ses sarcasmes futurs. Je tiens d'abord à remercier mes bonnes idées toujours présentes et bien sûr ma Dada D'Amour qui a eu cette initiative.

Listen to me now.

Vendredi, ricanante et grimaçante, heureuse, pustuleuse, à l'image d'everyday, je me lance à la conquête de mon ancien lycée, étranglant de bonheur notre Didine Nationale. Du haut de nos -déjà !- dix-neuf printemps, Dada, Amy, Telle chahutions joyeusement sous les regards éberlués de Petite Blondasse (hihi !) & Didine Nationale qui n'en reviennent pas du suprême honneur qui leur a été fait.
Après quelques photos, des autographes, le passage d'un bus, un appel surprenant, nous nous faisons inviter tout aussi agréablement par Didine Nationale (future abrév : DN, parce que ça devient chiant à répéter). Je tiens à préciser que c'est moi qui ai lancé l'invitation harpon, allant jusqu'à harceler la maman de DN (euuuh... Blague ! Ah ah que je suis fun !). Nous squattons joliment sa chambre, nous finissons ses gâteaux, elle me force à lui emprunter des tas de livres et ne voulant pas avoir sa mort sur ma conscience, j'accepte.
Se lançant des asticots fort indisciplinés ma foi, nous rejoignons le métro A et dissertons sur son agréable chance d'avoir à sa disposition le A, B, C3, et même le D mais il faut aller un peu plus loin. Quelle joie ! Amy disparaît derrière une porte, après un rire sauvage Da s'engouffre dans le métro. Courbée sous le poids de mon immense sac (rempli des livres de DN, rappelons-le) je reviens sur mes pas, accompagnée toujours de l'élue en titre, DN , qui sautille de bonheur de me montrer son infect quartier. Mon sac se rompt, plein de malheur, déprime, rage de ne pas parvenir à se faire comprendre. Je l'accompagne dans sa chute, je pleure, je crie, je tape sur le sol et mon poing pénètre en profondeur dans de la... Euh... (Blague !! Non mais trop marrant, faut que j'arrête !).
DN a participé avec extase et volupté à la mort de mon sac - par sa faute, il est juste de le rappeler - mais elle ne semble guère le comprendre et, sautillant toujours, détourne ce sujet sérieux en me contant avec délices son pouvoir de faire pleuvoir.

[Plus tard, beaucoup plus tard, dans un futur pas si éloigné pourtant, ayant narré cette fable à notre DDA (Dada D'Amour), celle-ci calculera que la prochaine pluie déclenchée par DN se déroulera à ses 18 jetons. Je n'ai toujours pas compris comment elle est parvenue à ce résultat, mais elle semblait si contente... Laissons-la donc en paix Frères.]

Afin de rentrer à mon tour chez moi, DN me montre le passage tout puissant pour éviter les indiens. Le secret est de suivre, toujours, jusqu'au bout, sans jamais lâcher, le sanglier...
DN rentre à son tour chez elle, tapant tout en sautillant - encore ! - son code antipirate qu'elle n'a point voulu me confier (Ah ! Infidèle jeunesse !). Ce qu'elle ne sait pas encore... C'est qu'un plan machiavélique est en train de s'ourler dans son dos...

Revenons en arrière. Nous avions laissé Petite Blondasse (meuh non on ne t'a pas oublié ! Guili, guili !) à la porte de son immeuble. Revenons encore en arrière. Situons les événements. PB (je vous laisse deviner qui c'est), DDA et moi-même sommes en avant, Amy et DN derrière. Sur un ton de conspiration PB demande à DDA des nouvelles de son plan. Ne comprenant je demande à revenir en arrière. Nous reculons, elles me parlent, j'affirme, je ris, je suis, je veux en être. PB jubile de joie, elle espère pouvoir observer le tout le jour J. DDA accueille avec bonheur ma participation - un afflux neuf de bonnes idées, ça manquait - et me révéle la vraie, bonne, juste date. Cette traîtresse m'avait mis dans la tête un bon chiffre mais un faux numéro. Je pardonne tout de même (avec hauteur et circonspection, mais tout de même) et j'avance le gâteau et le ballon. DDA rit de bonheur en montrant ses dents pointues (Vampiiire !) puis referme son clapet et met au point les détails. Bonheur, Bonheur ! Nous ricanons en si bémol mineur, sans que DN toujours derrière ne s'en rende compte.

Deux jours après, un week-end, je fais part de mon atroce découverte à DDA. Où DN peut-elle être ce fameux jour J ? Que peut-elle faire comme sport ?? DDA contacte sa très nombreuse bande d'amis et - c'était malheureusement une fausse piste, maudissons en concert celui qui nous l'a proposé -_-" - m'annonce un gymnase à côté d'un collège. Je vole mon ballon, elle vole son gâteau, je plante ma bougie, nous ricanons et les yeux des étudiants de Lyon 3 leur sortent des orbites devant notre apparente - et seulement apparente ! - débileté.
Il pleut. Notre mission devient de protéger le ballon. Et réchauffer le gâteau (peine perdue). Nous arrivons enfin tant bien que mal devant le gymnase. Qui est vide. Hurlements de douleur de la part de DDA qui se jette par terre dans la boue, entame un combat de sumo contre un adversaire invisible, crie à gorge déployée vers le ciel (un pigeon chie) et tremble de tous ses membres (surtout du pull). Rassurante, je tends la main, évite les coups, baisse la tête contre son coup de boule (Zidane il a marquéééé... !) et appuie sur le bouton off. De ma voix douce et sculpturale, je lui fais part de ma braillante idée. Aller - mais carrément quoi - chez DN...
DDA en glapit. Elle enfourne son portable, ramasse son parapluie, nettoie son pantalon et franchit la foule de badauds stupéfaits amassés par on ne sait quel hasard par ici. Je me rappelle encore du chemin - ô brillant cerveau... Merci. - et retrousse le sanglier et file les indiens. Qui heureusement pour moi, perdue dans ce territoire sauvage et dévasté, ne semblent guère aimer la pluie. Arrivées devant le portail de son immeuble, nous nous infiltrons puissamment par la grâce d'un monsieur fort aimable. Nous nous ébouriffons, noyons sous cette eau le courrier et je cherche à arracher à DDA le gâteau pour replanter la bougie, arguant du fait que DN peut se pointer à tout moment. Et voilà que... Elle montre son museau justement. Ahurissements dans les rangs. On se précipite, on se fait belles, on arrange le gâteau (on enlève les poils, la bouillasse, DDA le lèche un petit coup pour le rendre plus brillant...) et j'allume la bougie. Pendant ce temps DN se marre comme une baleine.

Je ne vous fais point part de la suite, on vous l'aura conté, vous l'aurez deviné. Fou-rires, cris, grands gestes et rires, encore. Pour tout vous dire, elle aura soufflé sa bougie. J'ai hésité à l'allumer dix-huit fois puis, y ai renoncé.

Des lumières pour ton anniversaire Didine,

JOYEUX ANNIVERSAIRE !

Da & Telle
# Posté le samedi 14 mars 2009 07:43